Dessine ta friche urbaine

Ou comment rendre complètement irréelle une photo. Ici le but n’était pas de présenter une photographie, bien que cela soit le médium d’origine. C’est une image complètement transformé, et qui se rapproche plus maintenant à du dessin ou de la peinture.

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Le concept est simple, partir d’une photo HDR, comme je l’ai testé précédemment sur d’autres photos, puis de lui appliquer une série de traitement variés, afin de pousser l’image à ses limites. Attention pour autant, j’essaye de rester propre dans ce que je fais, j’ai vu des images hdr, bien plus dégueulasse que ça, et qui semblaient plaire dans ce genre.

J’ai poussé les détails, les contrastes, et en même temps la luminance de l’image, a un tel point que nous nous retrouvons avec des aplats de couleurs, et des ombres relativement estompées. Voila comment transformer une simple photo en dessin de qualité, en tout cas cela me fait beaucoup penser au crayonné des comics tel que spawn, ou the darkness. Il ne manque plus qu’un serial killer au milieu de cet endroit dévasté.

Cette photo a été prise dans la même friche que les dernières photos d’exploration urbaine que vous avez pu voir. j’avais encore envie de faire un petit peu de HDR, mais promis, je vous présenterai bientôt une série plus naturelle de ce lieu. En attendant vous avez le droit de commenter cette image, c’est toujours gratuit ici.

Chasse photo dans le parc de Boutissaint !

J’ai pu essayer ce dimanche la chasse photo dans la nature sauvage avec des animaux dedans. Tous les ans, l’union régionale de la Bourgogne (UR24) organise une sortie regroupant tous les clubs de la région affiliés à la Fédération Photographique de France (FPF). Cette année la rencontre avait lieu dans le parc de Boutissaint au fin fond de l’Yonne.

Arrivé sur le parking, on croise déjà des photographes, lourdement équipés de leurs 400mm et 500mm nikkor (les enfoirés) qui avaient certainement passés la nuit et le petit matin dans le parc. Certainement des pros, en tout cas bien plus que nous avec nos petits téléobjectifs.

le parc est énorme, environ 400 hectares de domaine, avec un parcours de 10 km, et en réalité 100 km de ballades. Nous avons donc commencé la mâtine par une petite ballade autour des enclos. 1/10 du parc est en effet clôturé, permettant aux promeneurs du dimanche d’approcher les animaux de la forêt qui, habitués à la présence humaine, sont peu craintifs. J’en entends encore certains se plaindre de la facilité de la prise de vue. De ce que j’ai compris, certains clichés pris ce week-end nécessite un bonne connaissance, et une bonne pratique en chasse photo pour les réussir en conditions « réelles ».

J’avoue que cette mise en bouche est finalement très sympa, surtout entouré de photographes ayant de l’expérience en photo naturaliste. Après quelques plantage de monopod (et de chaussures) dans la tourbe, nous arrivons dans un renfoncement de bois où se trouve un cerfs allongé dans une clairière, cette fois-ci de notre côté et à proximité de la clôture. Il brame en matant les biches à l’intérieur de l’enclos. Et ouais mon gars, ce soir tu vas te la mettre sur l’oreille  blank Chasse photo dans le parc de Boutissaint !

Nous en profitons donc pour le photographier, tout en respectant une distance de sécurité, puis nous finissons de faire le tour de l’enclos. Il est déjà 13h, et le ventre commence à gargouiller. Après une pause déjeuner/sandwich/Rosé du Jura :grin:  nous repartons à l’enclos des sanglier que nous n’avons pas encore vu.

Et puis commence la partie délicate, les 9/10 restant du parc, la chasse aux animaux « en liberté ». C’est une toute autre approche pour moi. Traquer l’animal, le pister, en espérant le croiser, et le photographier dans son habitat naturel. C’est autrement plus grisant que de photographier à travers des grillages, mais c’est également bien plus corsé.

Nous partons donc en troupeau avec le club de Dijon (bon à 5 ça va encore), puis au fur et à mesure de la ballade le groupe se disperse. Jonas et son frère partent on ne sais où, flairant certainement une piste. Je continue le chemin avec Alain et Pat notre président. Petite anecdote, Pat a décidé pour faire son originale, d’utiliser une lunette astronomique de 600mm en tant que téléobjectif. Mise au point mini de 5 ou 6 mètres, ouverture a F/11, tout pour se faciliter la vie en fait. Pourtant il a réussi quelques clichés, comme quoi avec les connaissances et l’expérience, on peut faire de belles photos avec n’importe quel objectif.

Puis nous nous avons continués notre route avec Alain, laissant Pat et sa lunette de sniper en couverture. Au bout de quelques mètres nous tombons nez à nez avec un cerf, qui nous a repéré en 2/2 et qui du coup s’est fait la malle.

Après une heure de marche, et après avoir traversé le domaine dans sa longueur, nous apercevons une paire de biches qui gambade au loin. Trop rapide, trop loin, difficile de prendre un cliché. Après s’ensuit encore 1h30 de marche, a pister, à fureter, à être aux aguets, sans grande réussite. Ce que j’en déduis, et qui apparaîtra comme une banalité pour les photographes animalier : Le début d’après midi, c’est la sieste, même pour la nature.

Ce qui est surtout le cas à cette période où les joutes des mâles en rut fatiguent pas mal nos bestioles de la forêt. Par dépit nous décidons de retourner au parking, car il y’a encore 2h de route pour rentrer à la maison.

C’est alors que sur le chemin du retour, nous apercevons un cerf, et décidons de le prendre en chasse. Alain part sur la droite, tandis que je colle au train de la bête, à 50 / 60 mètres. Forcément pour simplifier le tout, il se planque dans les hautes fougères, ne permettant de voir que les bois se déplacer. Je décide de m’approcher, lorsque soudain j’entends de forts claquement de sabots. Le gros décide de bouger dans ma direction, puis d’un coup il dévie de sa direction et part du coté d’Alain : Le stress.

En fait les biches n’étaient pas loin, et ni une ni deux, je rejoins Alain vers le sous bois où les animaux se sont installés. Nos déplacements sont lents et silencieux, tels des ninjas, et nous arrivons à capter entre les arbres, le cerfs qui rôde non loin de sa biche. Puis les animaux s’éloignent, nous sommes tout de même content de ne pas être rentrés bredouille de cette après midi.

Tous ces clichés ont étés réalisés avec le 70-200mm f/2,8 couplé au télé-convertisseur Kenko 1,4x, ce qui m’a permis avec la multiplication du capteur APS-C d’avoir une focale de 150-448mm f/4 en équivalent 24×36. Ce qui est pas mal du tout pour faire ce genre de photos. j’avais également mon monopod en support du matériel, ce qui permet de se stabiliser et de nettement moins avoir de déchets « techniques » (flous de bougés principalement) surtout lorsque le matériel n’est pas stabilisé.

Concernant un peu la technique photo, la foret c’est galère. Par une belle journée ensoleillé comme celle-ci, la lumière globale est assez élevé pour éviter de trop monter dans les ISO. Par contre le moindre rayon de soleil vient cramer des parties de l’image. La mesure de la lumière en mode « spot » risque donc d’être utile dans ce cas. L’usage du monopod n’est pas anodin, surtout avec un objo non stabilisé, et avec des focale dépassant les 200mm. Enfin si l’expérience vous tente, prévoyez du stockage. Vous allez certainement produire beaucoup de « déchets » entre les mises au point sur les arbres plutôt que les animaux, et les multiples déclenchements en espérant voir un bout de museau.

Voila un peu de mon expérience dans la nature avec des animaux dedans. C’est vraiment intéressant, et ce parc me semble être une bonne première approche avec ce genre de photographie. De ce que j’ai cru comprendre, il faut au moins un an d’approche pour espérer faire ce genre de clichés dans la nature sauvage. Les animaux sont plus craintifs, et plus alertes, ce qui rend la prise de vue encore plus délicate.

Pour autant que ce soit en parc ou en nature, je vous recommande fortement d’être accompagné d’un photographe, ou même d’un chasseur, ayant l’expérience du terrain, et qui saura vous guider, et éviter les pièges des débutants. Au mieux, seul vous risquez de rentrer bredouille, au pire de vous faire charger par un animal non content de votre nouvelle compagnie.

La photo de la semaine : 38 – Automne

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La météo est relativement coriace avec mes thèmes cet année. Lorsqu’on me demande une photo d’été, il pleut comme pas possible, maintenant pour l’automne, nous avons droit à l’été indien … Difficile de répondre a une requête lorsqu’on dépend de la météo. Heureusement la forêt elle n’attends pas, et les feuilles commencent à tomber, les champignons, bien que secs, sont sortis de terre.

Voici donc une petite photo prise ce dimanche dans l’Yonne. J’ai délibérément poussé les contrastes, et appliqué un virage chaud, afin d’obtenir cette ambiance marron / dorée, propre à la saison. Quoi de mieux également que le champignon pour présenter l’automne. Il est bien connu que c’est la meilleure période pour aller les cueillir.

Un guide pour photographier depuis l’espace !

Peut être avez-vous récemment vu le time-lapse réalisé depuis la station spatiale internationale ? Pour ceux qui l’auraient raté, voici une vue bien sympathique de notre planète :

0 Un guide pour photographier depuis lespace !

Comment réaliser cette vidéo ? Et bien tout simplement en suivant les conseils de la NASA. En effet l’administration nationale de l’aéronautique et de l’espace, en partenariat avec la société Hasselblad à mis en page un petit guide de la photographie à l’attention des astronautes.

En plus d’être un manuel d’utilisation des Hasselblad 500 EL/M qui équipent les missions spatiales américaines, c’est également un petit manuel d’apprentissage de la photographie. Ce guide fait partie du programme d’entrainement de la NASA, permettant aux astronautes d’avoir les connaissances nécessaires pour réaliser les meilleures photos depuis l’espace.

Ce guide en anglais est disponible gratuitement (pour les curieux) sur le site d’Hasselblad.

source

Les Urbaindigènes à Besançon

6168787160 d02a4ae0fb o 620x263 Les Urbaindigènes à Besançon

Cela fait longtemps, même trop longtemps, que je n’avais pas vu mes bons amis de la troupe des urbaindigènes. Ce nom vous dit quelque chose ? Je vous avais déjà parlé d’eux lors d’un spectacle créé spécialement pour la fête du sel à Salins-les-bains en 2009. C’était pour moi l’occasion de vous faire découvrir cette compagnie avec l’interview de Naïm, et c’était également mes débuts en photographie (et un peu en blogging aussi du coup).

Deux ans plus tard, nous avons tous acquis de l’expérience, moi en photo (et aussi en blogging, mais j’ai conservé les fautes blank Les Urbaindigènes à Besançon ), eux en acrobatie. C’est donc avec joie que j’ai fait le trajet jusqu’à Besac (Besançon pour les intimes) pour assister à leur spectacle « Les Mercodier » joué pour la première fois à la capitale (de Franche-comté).

C’est l’histoire de la famille Mercodier, famille « vieille France », qui a été expropriée de ses terres. Le père envoie ses fils, Nono, Kiki, Bouli et Goudron, annoncer la triste nouvelle à leur frère Jules, qui a décidé de s’installer à la ville pour y travailler. Voici le point de départ du spectacle, et on retrouve notre Jules au téléphones, passant dans le public, hurlant la direction à prendre à ses frères qui finissent par arriver au volant de la vieille Mercedes (ayant inspiré le nom au spectacle) à laquelle est attelé une remorque contenant toute ce qui leur reste, toute leur vie.

Et comme ils n’ont plus de chez eux, ils finissent par s’installer là, au milieu de la rue, un chez eux improvisé, et qui en quelques minutes devient leur nouvelle maison. Le décor posé on oublierait presque qu’on est dans la rue, se retrouvant dans leur intimité, au coin de la gazinière servant à faire cuire le poulet, et à boire un petit canon avec eux. Le spectacle est avant tout une accumulation de gags empruntés à Benny Hill, avec des courses poursuites, des chutes, mais c’est également une démonstration de ce qu’est réellement un spectacle de rue. On assiste dans le désordre, à de la voltige, de l’acrobatie sur poutre, du lancé de hache, du porté d’objets en équilibre, de l’accordéon … Une belle panoplie de troubadours.

Pour autant, l’histoire ne manque pas de suivre son chemin, et bien que servant de transition entre chaque performance, on suit pourtant avec passion l’histoire de ces « gueules », qui cherchent une solution pour reconquérir leurs terres. On retrouverait presque son âme d’enfant (malgré le bon nombres de gros mots) devant ce cirque improvisé, et j’avoue que j’en oubliais presque par moment de déclencher l’appareil photos, étant absorbé par le spectacle.

Je ne pourrai donc trop vous conseiller de voir leur spectacle, si dans les festoches vous entendez parler des urbaindigènes, ou des Mercodier. C’est drôle, c’est touchant, c’est également une belle performance physique, et ce sont des gens très sympas. Vous pouvez retrouver les urbaindigènes sur facebook et myspace en attendant leur site officiel qui ne devrait pas tarder à sortir de l’ombre. Et comme on fait toujours les choses bien par ici, voici une petite vidéo promo de leur spectacle :

0 Les Urbaindigènes à Besançon

La photo de la semaine : 37 – Cuisine

6163019093 195514ac66 o 620x413 La photo de la semaine : 37   Cuisine

Quoi de mieux pour illustrer la cuisine, que les produits qui y sont préparés tout les jours. Enfin je ne veux pas dire que je m’enfile 500 g de viande par jour, bien que j’en soit capable (viannnde, viaaannnndde…gggaaaahhhh), mais on bon repas commence par la préparation de bons produits. Ici j’ai utilisé une photo réalisé pour les besoins de mon boulot. Mon autre boulot  blank La photo de la semaine : 37   Cuisine

Bon je l’accorde, c’est beaucoup moins sexy qu’une jolie nana, ou une jolie photo macro, mais voila aussi la difficulté, rendre une image attirante, dans le cas de la cuisine, appétissante. Alors, vous venez manger à la maison ?

Test produit : L’UGA Sigma 12-24mm DG HSM II

Voici quelques jours maintenant, que notre aimable partenaire Geek-Trend nous à prêté son objectif Ultra Grand Angle. Il nous a fallu un petit temps d’adaptation, pour voir la vie en large, très large, et surtout sur un boîtier plein format. Car ce sigma est, à ce jour, le zoom ayant le plus grand angle pour un capteur plein format. Présenté ici dans sa deuxième version fraîchement sortie des usines, nous avons testé le grand angle extrême pour vous.

040911 SIgma 12 24 13 Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

Caractéristiques :

Dimensions : 85 mm x 120 mm
Poids : 670 g
Angle de champ : 122° – 84,1°
construction : 17 éléments en 13 groupes, dont :
- 4 verres asphériques
- 1 verre SLD
- 4 verres FLD
Nombre de lamelles : 6
distance de mise au point min : 0.28m
Taux de reproduction : 1:6.4
Pare soleil en fleur inclut dans la construction de l’objectif

040911 SIgma 12 24 9 Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

Oui mais alors qu’apporte cette version estampillé « II » ? Ce nouveau Sigma 12-24mm est une mise à jour de l’objectif qui a longtemps été considéré comme l’un des favoris de la gamme depuis son apparition en 2002. Il a reçu une nouvelle lentille SLD (Special Low Dispersion) et quatre nouveaux verres “F” FLD (Low Dispersion) pour compenser les aberrations chromatiques, et améliorer la qualité des images produites. Les verres FLD possèdent un traitement haut de gamme, ayant des performances similaires aux verres fluorites. Cette mise à jour possède également une lentille hybride asphérique pour une qualité optimal, tout en réduisant la taille et le poids de l’objectif. Enfin cet objectif possède également une nouvelle couche SMC (Super Multi-Layer Coating) réduisant le flare et les artefacts, et la dernière motorisation HSM (Hyper Sonic Motor) rapide et silencieuse.

040911 SIgma 12 24 15 Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

L’objectif perd également son appellation EX, qui est la marque pro de Sigma. Choix étrange, puisque les spécificités de l’objectif n’ont pas tellement changés, se sont même améliorées. La rumeur voudrait que Sigma ne garde plus cette appellation que pour les objectifs à focale fixe. A suivre…

La construction de l’objectif et de bonne qualité. Exit le revêtement « peau de pêche » des objectifs EX. Ici nous sommes en présence d’un tube de métal et de plastique, loin de ressembler à un jouet, et avec une très bonne prise en main.

Sur le terrain :

Dans un premier temps, j’ai effectué les tests sur mon Canon Eos 50D, boitier à capteur APS-C. L’objectif se transforme en 17-35 (équivalent 24×36) ce qui est déjà très impressionnant. De 18 à 24mm, le range est connu pour la plupart d’entre vous, on se retrouve avec le range d’une optique de base, comprise par exemple dans le 18-55mm. La partie réellement intéressante correspond au 12-18mm. Il faut savoir que ces quelques millimètres, sur une longue focale, ne représentent pas grand, chose, pour exagérer cela représente une aile de mouche. Par contre en grand angle c’est le jour et la nuit, les quelques millimètres qui vous permettront par exemple de prendre une bâtiment entier sans faire de panorama, ou encore capter un paysage dans toute sa grandeur.

040911 essais SIgma 12 24 14 Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

A 12mm on remarque bien sûr une déformation de l’image, l’objectif à cette focale offrant une vision à 122°. Ceci est pourtant bien moins présent que sur un objectif fish-eye (180°) et peut être corrigé en post production, si vous souhaitez conserver les perspectives originales. A 24 mm la déformation est beaucoup moins importante.

240811 test Sigma 12 24 27 7 7 8 9 9 9 Modifier Modifier Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

Concernant le vignetage de l’objectif, il est très léger comparé au Sigma 8-16mm (APS-C uniquement) que nous avions déjà testé ici. A 12mm et f/4,5 il est légèrement visible. En fermant un peu d’un ou deux stop, f/8 par exemple, on arrive quasiment à le faire disparaître. Ceci est bien sûr réduit à 17mm puis à 24mm.

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Concernant la qualité des images produites par cet objectif, nous sommes en présence d’un bon produit. A 12mm son piqué au centre est très bon, bien qu’un peu mou sur les bords même à f/8. Ceci est très certainement lié à l’incurvation prononcé de la lentille frontale, et même à f/11, vous serez bons sur les bords, mais sans plus. Le résultat est de bien meilleure qualité à 17mm, avec un très bon piqué au centre, et des bords d’images bien plus agréables. En bout de course, à 24mm, le piqué baisse un petit peu en qualité, mais est homogène sur toute la surface de l’image.

Petit exemple avec ces photos brutes de cascade prises à 24mm f/14, puis à 12mm f/9 :

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280811 Jura 82 Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

La motorisation HSM n’a plus rien à envier à celles des constructeurs, étant à la fois très rapide et silencieuse. Elle accroche bien, et ne patine presque pas à faible luminosité.
240811 test Sigma 12 24 19 Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II
Sigma est également très fière de leur nouvelle formule FLD de ses verres. Nous avions déjà pu la qualité de ce traitement sur le 8-16mm, et c’est encore confirmé sur cet objectif. Très peu d’aberrations chromatique à 12mm, ce qui est un très bel exploit surtout sur un ultra grand angle. Elles disparaissent même au centre à 24mm, en restant peu visible sur les angles. Le flare est également très peu présent sur les photos, ce qui est relativement bien maîtrisé par le traitement apporté aux lentilles.

Sur le terrain en plein format :

N’étant pas équipé d’un boîtier plein format (APS), j’ai demandé à mon ami Matthieu Loizelet photographe amateur sur Dijon, de le tester quelques jours sur son Canon 5D MKII, et de me donner son avis sur cet objectif.

Le 12-24 est bien construit, compact et agréable, Sigma reste fidèle à ses (bonnes) habitudes.

Première impression : la démesure. Tout parait gigantesque à 12mm (ou très éloigné au choix) et c’est assez impressionnant. Un range inhabituel et plutôt sympathique qui permet d’évoluer dans des espaces exigus ou de mettre en valeur de grands paysages. A comparer avec le 10-20mm de la même marque (APS-C uniquement), les déformations sont toujours visibles, mais plus agréables, on a moins l’impression de faire de l’expressionnisme allemand.

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L’ouverture 4,5/5,6 est un peu légère, mais la cible étant très certainement les photographes paysagistes, l’usage d’un trépied comblera cette petite faiblesse. Le piqué est bon au centre, un peu mou sur les bords de l’image à pleine ouverture, mais sans être scandaleux. Dès qu’on ferme un peu (f/8), on récupère en partie la netteté sur les bords de l’image.

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Pas d’aberrations chromatiques à déplorer, et le nouveau traitement SMC, couplé au pare-soleil, est simplement incroyable, car même en plein soleil, les flares se font très discrets !

020911 essais FF Sigma 12 24 2 Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

Seul bémol au tableau : le prix… Le 12-24 reste un objectif casual à mon goût et personnellement, à ce prix-là, je préfère me tourner vers le Fisheye de chez Canon. Il à certes une utilisation différente, mais pour ce budget, le Canon me semble être de meilleur rapport qualité optique / prix.

L’impression de Matthieu est quasiment la même que la mienne, mis à part la focale de 12mm, qui est encore plus impressionnante. J’avoue rejoindre Mathieu sur le constat du prix.

Conclusion :

Cette nouvelle version du 12-24mm de sigma, bien qu’elle perde sa dénomination professionnelle (EX), a gagné en qualité. L’angle de vue à 12mm est simplement hallucinant, et cette caractéristiques à elle seule, permet de démarquer l’objectif de l’ensemble de ses concurrents sur le secteur de ultra grands angles.

280811 Jura 139 Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

Bien qu’un peu mou sur les bords à pleine ouverture, et présentant un léger vignetage, la qualité des images reste cependant de haut niveau, et ce Sigma 12-24mm permet de produire des clichés de très bonne qualité. Une petite attention toutefois aux photographes d’architecture qui seront déconcertés par les déformations présentes à 12mm. Sigma nous offre bien sûr l’unique 12-24mm compatible plein format du marché, mais est-ce que cela justifie un tel prix ?
L’objectif vient de sortir, laissons lui le bénéfice du doute, mais avec un prix avoisinant les 900 euros, il mériterait une baisse de prix d’une centaine d’euros, pour à mon avis rencontrer son public qui est encore à l’heure actuelle assez restreint.

Geek Trend Test produit : LUGA Sigma 12 24mm DG HSM II

Merci encore à Geek-Trend pour ce prêt, et si cet objectif vous intéresse vous pourrez le retrouver en monture Canon et Nikon à un prix attractif (et frais de port offerts) chez notre partenaire :

Sigma 12-24mm F4.5-5.6 II DG HSM (Nikon)

Sigma 12-24mm F4.5-5.6 II DG HSM (Canon)

Urbex in Ravenholm

6150612480 d3da91f9e5 o 620x413 Urbex in Ravenholm

Voila un petit HDR bien poussif, de la friche industrielle de Besançon. L’endroit était vraiment très contrasté par la lumière du début d’après midi, ce qui m’a tout de suite poussé vers cette technique. Je voulais à tout pris garder les détails de la vase, et de ce rambardes inquiétantes, sans pour autant perdre le fond du batiment, blanc et qui aurait été crâmé.

Sauf que même avec un HDR propre, l’image ne me plaisait pas, elle manquait de « Peps » comme je le dit régulièrement sur les forums de Bokeh.fr. Du coup j’ai poussé le vice pour obtenir ce rendu irréel, presque jeu vidéo. D’où le titre de cette image « Urbex in Ravenholm ». Pour les non initiés, Ravenholm est la ville fantôme ou se déroule une partie des événements de Half-Life 2. Cette image m’a tout de suite fait pensé à cet endroit rempli de zombies. C’était donc la meilleure occasion de rendre hommage à ce jeu vidéo, à l’exploration urbaine, et au HDR bien agressif.

La photo de la semaine : 36 – Epices

6141223379 b620be086f o 620x413 La photo de la semaine : 36   Epices

Pas mal d’expérimentations ici, de la macro avec une bonnette sur mon 70-200, de la texture, un virage à la limite du sépia, du vignetage. Pas mal d’essais, pour une petite nature morte de ces bâtons de cannelle.

Pourquoi la cannelle ? C’est une des épices que j’utilise le plus avec le curry et le paprika. Mais la cannelle, c’est surtout pour le rhum arrangé, et ça c’est … miam !